Gabriel RISPAL (1892-1970)
Gabriel Rispal est né à Bordeaux le 17 mai 1892. Il fut imprégné de sculpture dès son plus jeune âge ; son père, Jean Albert(i), étant lui-même sculpteur de profession. Il débuta ainsi tout naturellement son métier de sculpteur dans l’atelier de son père.
Il entre à l’Ecole des beaux-arts de Bordeaux en 1907, dans l’atelier de Leroux.
La ville de Bordeaux lui octroie, en 1920, une bourse qui lui permettra d’entrer un an plus tard à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, dans le prestigieux atelier Jean Boucher, qui vit sortir des sculpteurs devenus très célèbres, tel que Paul Belmondo.
En 1922, il sort quatrième au Grand Prix de Rome.
Ses créations en l’Eglise de Sainte-Agnès sont nombreuses : en particulier, la statue monumentale de Sainte Agnès, en pierre de Chauvigny, haute de 4 mètres surplombant le porche d’entrée, celle de la Vierge à l’enfant, de Saint Joseph en tenue de charpentier, et dans le registre bronze, le Christ surmontant le maître-autel. Certaines de ces statues serviront de modèle dans des édifices ultérieurs, comme :
– A Saint-Vincent-de-Tyrosse dans les Landes, sur la place de l’église, une variante de la statue de Marie : la « Vierge des Prisonniers » de Gabriel Noël Rispal (avec l’inscription : « A celle qui brisa nos chaînes – 1940 – 1945 »).
– Au Brésil, G N Rispal a réalisé 18 statues (circa 1946) de 2 m de haut en pierre de Chauvigny, de texture blanche, dont une variante très proche des statues de Marie et de Saint Joseph présentes à Sainte-Agnès, pour l’église de la Sainte-Trinité à Rio de Janeiro. Architecte et ami : Henri Sajous – Travaux église : 1938 – 1945. Statues non encore installées lors de l’inauguration.
[« SAJOUS ARCHITECTO » : Dissertaçëo (Mémoire) Francine Trevisan Mancini – Université de São Paulo – Novembre 2013 – page 131]
– A Paris, un exemplaire de cette statue de Saint-Joseph (GN Rispal), en tant que Patron des Ouvriers, a également été mis en valeur lors l’Exposition internationale des Arts et techniques dans la Vie moderne de 1937, au niveau du Pavillon Pontifical, dans la Salle du Travail, dans une position dominant les œuvres représentatives des corporations que l’Eglise fait travailler (joailliers, menuisiers, verriers, etc.), selon le Rapport Général de l’Exposition.
[Conférence « Pavillon Pontifical » de Laurent Antoine LeMog du 21 novembre 2024 – passage à 31:09]
Il se consacra également, dans les années 1960, à la défense des artistes, visant à améliorer leur protection sociale et à promouvoir leur travail avec le « 1% des commandes publiques » dénommé également le « 1% artistique ». Cette dernière mesure réside, lors de la réalisation de tout projet conséquent de construction de bâtiments publics, dans l’obligation de consacrer une somme d’argent à la réalisation d’œuvres d’art attachées à ce projet (décret de 2002).