Raymond SUBES

Raymond SUBES (1891-1970)

Né à Paris en 1891, Raymond Subes est un des plus importants et célèbres ferronniers d’art français de la période Art déco.

Fils d’un fonctionnaire prévoyant pour lui une carrière administrative, il a eu, toutefois, très tôt la vocation des arts appliqués. Il passa à 14 ans le concours d’entrée à l’Ecole Boulle, où il y apprit la ciselure, le tournage et le dessin. Après quatre années d’étude et un court passage à l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs, il fut placé, en 1911, comme dessinateur à l’atelier du ferronnier d’art Émile Robert, où il acquit une grande expérience technique. Il prit la succession de celui-ci comme directeur artistique des ateliers Borderel et Robert en 1919, à Paris, et finira président-directeur général de cette société. Il y fera toute sa carrière.

Au fils du temps, il a façonné son propre style. Il conçoit ses projets en fonction des tendances architecturales du moment, faisant évoluer son talent en fonction du goût de son époque. Il s’est affranchi du travail de forge de ses prédécesseurs, réalisé entièrement à la main, en utilisant, pour certaines tâches, des machines-outils, indispensables à la réalisation d’œuvres monumentales. Une organisation rigoureuse de ses activités fut très propice à sa grande productivité artistique. Il s’est toutefois attaché à promouvoir autour de lui le travail manuel bien fait, comme contrepartie à la montée de la mécanisation à tout crin.

Il est élu membre de l’Académie des beaux-arts en 1958.

Collaborant avec les plus grands décorateurs de son époque, Raymond Subes répond, de 1927 à 1962, à des commandes d’État importantes pour des paquebots transatlantiques prestigieux comme « Ile-de-France », en réalisant, entre autres, rampes d’escalier et balustrades. Il travaille pour la Banque de France sur les Champs-Élysées, pour le Palais de Tokyo, pour l’institut Pasteur, la Caisse des dépôts et consignations et le musée de la France d’Outre-Mer. A noter également la monumentale et spectaculaire grille coulissante en fer forgé et bronze du pavillon du Métal à l’Exposition internationale des Arts et des Techniques de 1937 à Paris, dont il a été également un des commissaires.

Pour l’Eglise Sainte-Agnès, il réalisa les grilles de l’entrée, Rue Nordling et celle du portail d’entrée aux locaux paroissiaux attenants, avenue du Général Leclerc.

 

 

 

 

 

 

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