Jean SERRIERE

Jean SERRIERE (1893-1968)

Issu d’une vieille famille lorraine avec un père, Emile Serrière, graveur de son métier, et une mère devenue directrice de la Galerie Hébrard, Jean Serrière est né à Nancy, le 26 février 1893. Il se consacra dans un premier temps à la peinture en venant à Paris en 1900 pour y faire ses études et fréquenter des ateliers et artistes prestigieux, tel que Georges Desvallières.

Ce n’est qu’après la Grande Guerre et la mobilisation, qu’il œuvra dans la dinanderie cuivre et argent martelé et la création de meubles qu’il expose au Pavillon de Marsan.

Autodidacte, et très curieux de nature, il se lance ensuite dans l’étude de la technique des émaux et ajoute ainsi le métier d’émailleur à son panel de réalisations artistiques. S’ensuivit prix, diplômes et honneurs, aux expositions de 1925 et de 1937, côtoyant les plus grands artistes.

Ne boudant pas ses autres dons artistiques, qu’il mit en œuvre à l’Eglise de Sainte-Agnès, avec ses torchères, candélabres et bougeoirs, il excella toutefois dans son œuvre d’émailleur, et se démarqua dans cet art de ses contemporains. Sa capacité à jouer avec les couleurs, les formes, les matières et la fusion de la matière va transcender cet art du travail de l’émail. Il n’aurait pas réussi cette percée, s’il n’avait pas su tirer de ses talents de peintre, l’essence même de ses recherches sur les couleurs et le jeu de lumière sur les formes, appliquées avec raffinement sur les pièces de métal et sur les émaux.

 

 

 

 

 

 

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